Top 10 des bienfaits de jouer aux échecs

Top 10 des bienfaits de jouer aux échecs

Les échecs sont un jeu apprécié sur les cinq continents, cela est indéniable. Il est réputé à travers le monde pour être un jeu de stratégie et de tactique. Les joueurs se réunissent dans des salons, des clubs ou encore des parcs pour pouvoir s’affronter autour d’un échiquier et disputer des parties qui peuvent, pour certaines, durer des heures. En Russie, il est même pratiqué toujours de nos jours pour améliorer les capacités de concentration et de réflexion des joueurs.

Cependant, ce jeu a-t-il de réelles vertus sur l’intelligence et le cerveau de manière générale ? Qu’est-ce qui fait que bon nombre de joueurs y accordent autant de temps et d’énergie ?

Ce dont on ne peut douter est que ce jeu représente un réel challenge intellectuel qui ne pourrait avoir qu’un impact positif tant sur les amateurs que les confirmés qui s'y adonnent

1. Les échecs augmentent le Q.I.

Les échecs ont toujours eu cette image de problème à résoudre (cf. les problèmes de mathématiques) et de jeux pour les personnes plutôt cérébrales avec déjà un Q.I. élevé. Avec la popularité du jeu, une question similaire à celle de l’œuf et de la poule est survenue : les échecs attirent-ils les personnes dites « intelligentes », ou bien rendent-ils les joueurs intelligents ?

Au moins une étude a su démontrer qu'il existe une influence directe sur le quotient intellectuel du joueur. Dans une revue détaillant les bienfaits des échecs dans le cadre de l’éducation, Robert Ferguson a décrit une étude concernant 4 000 étudiants vénézuéliens qui ont vu leur Q.I. augmenter après avoir suivi des cours d’échecs pendant 4 mois. D’autres recherches ont par la suite corroboré ses résultats.

2. Une thérapie préventive contre Alzheimer

Le cerveau travaille comme un muscle. En effet, il a besoin de s’exercer pour rester en bonne santé et prévenir différents accidents.

Une étude publiée dans le journal médical de New England a découvert que les personnes âgées de plus de 75 ans qui ont exercé leur cerveau grâce à des activités cérébrales comme les échecs sont moins enclines à développer toute forme de démence contrairement aux autres.

Le docteur Robert Freidland, l’un des auteurs de cette étude, a mis en évidence que tout comme un muscle non exercé perd de sa force, des tissus qui n’ont pas travaillé pouvaient avoir une influence négative sur les capacités du cerveau d’un individu.

Plusieurs autres études sont allées dans la même direction démontrant que les échecs sont un des facteurs qui peuvent aider à prévenir la démence se développant avec l'âge chez certains patients.

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3. Un stimulateur des deux parties du cerveau

Lors d'une étude menée Outre-Rhin, des chercheurs ont fait défiler devant des champions et des amateurs d’échecs différentes formes géométriques ainsi que des positionnements de pièces d’échecs. Suite à cela, les scientifiques ont mesuré leur capacité de réaction des différents sujets à identifier ce qui défilait devant leurs yeux. Le résultat qu’ils pensaient obtenir était que l’expérience aurait dû beaucoup plus stimulé l’hémisphère gauche du cerveau que le droit. Cependant, ce qu’ils ont constaté est que l’hémisphère droit était tout autant stimulé.

L’étude a montré que les amateurs et les experts ont un temps de réaction similaire pour les formes géométriques simples, tandis que pour ce qui concerne la question du positionnement des pièces, les experts sollicitent en plus de l'hémisphère gauche, le droit. C'est pourquoi, les champions ont la capacité à identifier plus vite les situations et positionnements pour y répondre le plus rapidement possible. Tandis que les débutants, eux, ne le faisaient pas.

4. Un catalyseur de créativité

Ce point est dans la continuité du précédent. En effet, lorsque l’on est un pousseur de bois avancé, l’hémisphère droit du cerveau est aussi sollicité. Or, celui-ci est le siège de la créativité. C’est donc sans réelle surprise que travailler son jeu permet également de renforcer ses capacités à créer de manière générale.

Une étude de 4 ans menée par Robert Ferguson a mis en exergue l’influence des échecs sur la créativité en regroupant des élèves issus du collège qui ont été divisé en différents groupes selon leur activité : les échecs, l’informatique et toute autre activité. Tout cela dans l'optique de leur faire passer des examens pour les évaluer. Ceux qui pratiquaient échecs ont eu le score le plus élevé. Un autre résultat important de l’étude est que la créativité est le domaine dans lequel les élèves qui jouaient régulièrement aux échecs ont le plus progressé.

5. Les échecs et la mémoire : l'un ne va pas sans l'autre

La plupart des joueurs confirmés savent que la mémoire est un atout majeur pour les échecs. Et c’est pourquoi, le jeu permet de la développer. Etre un bon joueur passe nécessairement par la capacité à enregistrer et à se rappeler la manière dont son adversaire a joué les coups précédents et à se remémorer les phases de jeu apprise lors des entraînements qui pourraient amener à la victoire.

Lors d’une étude de deux ans débutées en 1985, des étudiants qui suivaient régulièrement des cours d’échecs ont amélioré leur note dans toutes les matières. Les enseignants ont également remarqué des progrès du point de vue de la mémoire et de l’organisation des jeunes. Une expérience similaire en Philadelphie a corroboré ces résultats. Le fait le plus marquant est sans doute que même les écoliers qui n’avaient jamais pratiqué les échecs avant cette expérience ont eux aussi eu de bons résultats. 

6. La résolution de problèmes devient un jeu d’enfant

Une partie d’échecs ressemble un énorme puzzle qui doit être résolu en temps réel dont la configuration est constamment en modifier par l'adversaire.

Lors d’une étude qui s’est déroulée aux Etats-Unis en 1992, 450 collégiens de 5ème ont été réunis et séparés en plusieurs groupes. Le groupe A était le groupe témoin qui a suivi un cursus en mathématiques classique. Le groupe B a suivi ce même programme mais s’est vu ajouté des cours d’échecs au début de l’expérience. Le groupe C a lui débuté les échecs une année plus tard. Cependant, lors de la phase finale de test, le groupe C a obtenu des résultats bien supérieurs au groupe A.

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7. De meilleures capacités de lecture

Pour démontrer cette influence des échecs sur la lecture, une expérience a été conduite en 1991 aux États-Unis. À l'instar de l'étude du point précédent, celle-ci a concerné 53 jeunes d’école élémentaire qui ont été choisis pour pratiquer des cours d’échecs en plus du cursus scolaire complet classique. Ce groupe a été ensuite comparé à d’autres élèves n’ayant pas suivi le programme d'échecs complémentaire. Ce qui a bel et bien confirmé l’hypothèse.

Une autre expérience similaire a été menée dans un quartier où le niveau de lecture des élèves se situé en dessous de la moyenne nationale. Après avoir suivi le programme d’échecs, ces élèves ont été à nouveau testés et cette fois-ci avec des résultats et un niveau en lecture au-dessus de la moyenne.

8. Les échecs pour une meilleure concentration

Les plus grands maîtres d’échecs sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui non seulement grâce à leur technique et leur maîtrise du jeu mais aussi et surtout grâce à une capacité de concentration presque hors norme. Car avoir le regard ailleurs ou simplement penser à autre chose que la partie que l’on est en train de jouer peut amener à rater le moment où l’adverse va effectuer son mouvement.

Avoir cette habilité et la maintenir pendant plusieurs heures se travaillent et ne sont pas donnés à tous. Plusieurs études impliquant des étudiants aux États-Unis, en Russie ou encore en Chine ont montré à de nombreuses reprises que la faculté de concentration s’aiguise avec la pratique des échecs.

9. Le réseau neuronal en profite également

Les dendrites sont les ramifications des neurones qui leur permettent de communiquer entre eux. L’on pourrait les assimiler à des antennes qui captent les différents signaux émanant des autres cellules du cerveau. Plus les antennes sont nombreuses et grosses, plus de signaux vont être réceptionnés.

C’est à ce moment que les échecs peuvent jouer un rôle important. En effet, ce jeu permet de faire grandir tant en taille qu’en nombre les dendrites. Et cela ne se limite pas seulement au moment où l’on apprend des phases des jeux mais elles se développent également dans l’interaction avec les autres pendant des parties ardues par exemple.

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10.  Tout est affaire de planification et d’anticipation

Jouer aux échecs pour un adolescent peut représenter un réel atout pour lui et sa vie future.

La dernière partie du cerveau à se développer est le cortex préfrontal qui est le siège de la planification, du jugement et du contrôle de soi. C’est une des raisons pour lesquelles les adolescents restent encore immatures tant que ce compartiment n’est pas totalement développé.

Les jeux de stratégie comme les échecs sont très efficaces pour le développement du cortex préfrontal et aident les jeunes à améliorer leur prise de décision tant dans le jeu que dans leur vie, et ce dans de nombreux domaines. Lorsque l’on sait que l’adolescence est l’une des périodes de la vie durant laquelle un jeune doit faire des choix, jouer aux échecs peut représenter un réel avantage pour lui.